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Tohu-Bohu

Création 2014

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Mise en scène

Madeleine Louarn

Dramaturgie

Patrick Amar

Assistante à la mise en scène

Tünde Deak

Avec les comédiens de l’atelier Catalyse

Tristan Cantin, Guillaume Drouadaine, Christian Lizet, Christelle Podeur, Jean-Claude Pouliquen, Sylvain Robic

Scénographie

Marc Lainé

Régie générale

Hervé Chantepie

Création Sonore

David Ségalen

Création lumière

Michel Bertrand

Création costume

Claire Raison

Accompagnement pédagogique

Erwana Prigent

Création photographique

Myriam Richard

Production déléguée

Théâtre De L’entresort

Coproduction

Le CDDB-Théâtre de Lorient-Centre Dramatique National, l’ESAT des Genêts D’or

Théâtre de la Commune-CDN d’Aubervilliers
— mardi 3 mai 2016 à 19h30
— mercredi 4 mai 2016 à 19h30
— jeudi 5 mai 2016 à 20h30
— vendredi 6 mai 2016 à 20h30

Création au CDDB-Théâtre de Lorient
— mardi 7 octobre 2014 à 19h30
— mercredi 8 octobre 2014 à 20h30
— jeudi 9 octobre 2014 à 19h30
— vendredi 10 octobre 2014 à 20h30

Théâtre du Pays de Morlaix
— jeudi 16 octobre 2014 à 20h30
— vendredi 17 octobre 2014 à 20h30

Le Quartz-Brest
— jeudi 5 novembre 2015 à 19h30
— vendredi 6 novembre 2015 à 20h30

Avec sa nouvelle création, Madeleine Louarn revient sur la relation si singulière qu’ont les comédiens handicapés de Catalyse avec le théâtre. Comédiens avec lesquels elle travaille depuis trente ans et avec qui elle a monté une vingtaine de spectacles.

Par la façon qu’ont les comédiens de Catalyse de détraquer la machine théâtrale, ils parviennent à prendre la scène à contre-sens, le jeu d’acteur à contre-pieds et produisent un corps de fiction à la fois burlesque et fragile, qui nous rappelle combien le destin de nos existences semble tout à la fois volontaire et hasardeux. Madeleine Louarn a invité les comédiens à retravailler des extraits de textes de précédents spectacles mettant particulièrement en avant les rapports insolites qu’ils entretiennent avec le langage et avec le réel. Des rencontres fantastiques et absurdes d’Alice de Lewis Carroll aux portraits extravagants de Daniil Harms, en passant par l’onirisme mystique de contes bretons, les comédiens empruntent les chemins escarpés du récit fragmenté et de la poésie grotesque. Tohu-Bohu ou comment les acteurs vont mettre la scène sans dessus-dessous pour tenter de comprendre ce qu’ils pourraient bien y faire dessus. Vertige.

Tohu-Bohu comprend principalement des extraits de textes du Pain des âmes de François-Marie Luzel, des Veillées absurdes de Daniil Harms et d’Alice ou le monde des merveilles (à partir de Lewis Carroll). La dramaturgie de la pièce assume pleinement le passage d’un auteur à l’autre, le liant étant le trajet du comédien, son chemin, sa propre poétique. L’espace est unique et simple : il est avant tout question de créer les conditions du surgissement d’une action et d’un texte, seul et en groupe. Le groupe est toujours à vue et les comédiens se relaient sur un terrain de jeu partagé et qui se densifie au fur et à mesure de la charge textuelle et physique portée par des corps singuliers.